Joyeux Noël !

Pas de prose exhaustive en cette veille de Noël, mais une recette familiale traditionnelle et chère à mon coeur.

Noël est devenu une fête essentiellement consumériste, mais mes souvenirs d’enfance à ce sujet sont d’Epinal. Chaleur, émotionnelle et réelle, couleurs chatoyantes, vraies bougies pincées sur les branches du sapin, qui m’apparaissait grand quelle que soit son gabarit, couverts en argent sur la nappe de Noël, toujours la même, et service bleu anglais. Je me souviens de mon père mettant un soin particulier à préparer le milieu de table avec de vraies branches d’épineux entremêlées de houx muni de ses baies, que nous allions chercher en forêt. Nous avions le droit d’y ajouter des éléments décoratifs, comme des petits personnages ou des boules de Noël, rouge souvent qui, promues pour un moment, retourneraient sur le sapin après. Les deux grands chandeliers trônaient sur les côtés. Un menu des plus traditionnels la plupart du temps, foie gras fait par maman, saumon fumé et dinde aux marrons. Mais avant, nous prenions l’apéritif tant attendu. Lecture par mon père ou mon oncle, d’un passage de la Bible protestante, et prestations des enfants, avec une pression à la hauteur de l’importance que nous accordions à l’événement. Poèmes, morceaux de piano, chansons et autres pièces de théâtre, appris à l’école ou préparés en amont avec beaucoup d’implication et de solennité.

En dépit de toute la désuétude quelque peu bourgeoise que l’on pourrait y voir aujourd’hui, il me semble que ces interprétations enfantines constituaient malgré tout une forme de remerciement. Donner de soi avant de recevoir ce que nous attendions tant depuis le 1er janvier précédent. Ce n’est plus le cas maintenant, où je me surprends à vouloir tant gâter mes enfants que je cours les magasins jusqu’au dernier moment en continuant de penser le jour même que je suis peut-être passée à côté de l’essentiel, du cadeau qui leur aurait fait le plus plaisir, du présent le plus important. Aucune frustration n’est acceptable ce jour-là, je ne sais pas bien pourquoi. Enfin, j’ai bien une petite idée, mais l’heure ici, n’est pas à la psychologie 😉

Je vous souhaite à tous un très Joyeux Noël ! Et vous retrouve à la rentrée pour une nouvelle année extra-ordinaire 🙂

Basler Brunsli

Ou Bruns de Bâle. Ces petits biscuits de Noël suisses à l’amande, au chocolat et à la cannelle, dont vous apprendrez l’histoire ici. Ils ont un goût très spécifique et doivent impérativement être croquants à l’extérieur et moelleux à l’intérieur, c’est ce qui les rend si intéressants 🙂 Je me souviens surtout les avoir mangésLire la suite

  • Prep Time: 45m
  • Cook Time: 8m
  • Total Time: 1h

Ingredients

  • 500 g d'amandes entières avec la peau
  • 200 g de chocolat noir de cuisine
  • 500 g de sucre
  • 4 blancs d'oeufs
  • 15 g de canelle

Instructions

  1. Préparez les biscuits la veille pour qu'ils aient le temps de sécher un peu.
  2. Commencez par broyer les amandes assez finement sans pour autant en faire de la poudre. Râpez ensuite le chocolat en copeaux fins.
  3. Dans un grand bol, mélangez les amandes broyées, le chocolat râpé, le sucre et la cannelle. Ajoutez les blancs d'oeufs et mélangez, à la main ou en robot, jusqu'à obtenir une pâte homogène, épaisse et....assez collante.
  4. Pour l'étalez, au fil des années, j'ai trouvé l'astuce suivante : je prends une boule de pâte que je place entre deux grandes feuilles de papier sulfurisé, et je passe mon rouleau à pâtisserie au-dessus du papier pour éviter qu'il ne colle à la pâte. Je roule jusqu'à ce qu'elle fasse environ 1 cm d'épaisseur à peu près partout. (les biscuits doivent être suffisamment épais pour rester moelleux)
  5. Ensuite, avec les emporte-pièces de mon choix j'y découpe autant de formes que la superficie me le permet, que je place sur une plaque revêtue de papier sulfurisé. Je continue jusqu'à épuisement de la pâte.
  6. Là, je laisse mes biscuits sécher toute la nuit (ou toute la journée, selon l'heure où vous les commencez 🙂
  7. La cuisson se fait au four, 6 à 8 minutes à 200°C, c'est prêt !
  8. Trucs & astuces. Vous pouvez utiliser toutes sortes de noix pour les réaliser, voir même les mélanger, comme par exemple des noisettes, avec des noix et des amandes. Ou des noix de Pécan. Je pense que l'on peut aussi, si l'envie prend vie, y associer d'autres épices que la cannelle... Conservez-les dans une boîte hermétique pour éviter qu'ils ne sèchent trop vite. Et avec les jaunes restants, faites des crèmes à la vanille, ou une omelette pardi !

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